Reflux Gastro-Oesophagien
Un reflux du nourrisson sans signe d'œsophagite, de malaise ou d'asthme sévère inexpliqué, ne s'explore pas, il est physiologique. Détecter la suralimentation, éviter les jus de fruits, faire roter plusieurs fois en bonne position les voraces, acheter des bavoirs, prendre patience…
Utiliser des laits épaissis avant de penser médicaments.
Un adulte de 70 Kg devrait boire plus de 8 litres de boisson (gazeuse !) par jour s'il voulait imiter le nourrisson !
Les nourrissons étonnants sont plutôt ceux qui ne régurgitent pas !
- Le reflux n'est pas responsable d'otites aiguës et rhino-pharyngites répétées du nourrisson ! Son rôle est évoqué dans certaines otites chroniques.
- En cas de signes d'œsophagite (douleurs ou malaise pendant le biberon, hématémèse, mauvaise croissance) : endoscopie préférable avant traitement.
- En cas de Malaise : pHmétrie.
- En cas d'asthme sévère non explicable autrement, éventuellement pHmétrie (ou traitement d'épreuve).
- Le TOGD n'est pas un examen de diagnostic de reflux, mais une exploration de l'anatomie éventuellement utile devant un reflux rebelle ou compliqué.
Le cisapride est contre-indiqué chez le prématuré, reste utilisable (après ionogramme et ECG avant et 72 heures après, prescription pour un mois, par un pédiatre hospitalier) pour reflux compliqué, rebelle aux autres traitements. Attention aux associations interdites (dont macrolides, antimycosiques azolés, ranitidine, diphémanil…). Les autres prokinétiques sont d'intérêt discuté et limité.
Certains IPP ont obtenu l'AMM chez l'enfant à partir de 1 an pour l'œsophagite, la prévention des récidives de l'œsophagite et le RGO symptomatique : attention au risque de prescription excessive !!